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La fusion nucléaire, exploration de la manière dont les étoiles génèrent leur énergie, a débuté au début du XXe siècle. D’importantes découvertes ont eu lieu dans les années 1920, notamment par Francis William Aston sur la masse des atomes d’hydrogène par rapport à l’hélium, et Arthur Stanley Eddington sur la réaction en chaîne proton-proton. Des avancées significatives ont également été réalisées au Laboratoire Cavendish avec l’utilisation du premier accélérateur de particules, ouvrant la voie à la première fission artificielle et la découverte des premiers cas de fusion provoquée par l’homme.

L’ère de la fusion en tant qu’arme a commencé avec la bombe à fission dopée et Ivy Mike dans les années 1950. En parallèle, des avancées en confinement de plasma, comme le stellarator de Lyman Spitzer et le projet Matterhorn, ont jeté les bases des recherches actuelles.

Actuellement, le projet ITER, prévu pour être opérationnel après 2025, vise à démontrer la fusion à grande échelle, avec un potentiel comparable aux réacteurs de fission. ITER, respectant les normes de sûreté nucléaire, est crucial pour l’industrialisation future de la fusion nucléaire. Il est considéré comme une étape indispensable dans le développement des technologies de fusion, en préparation pour des projets futurs comme DEMO et PROTO.

Le rôle des startups dans l’évolution de la fusion est notable, avec des avancées dans les technologies de confinement magnétique et des innovations en matériaux et diagnostics. Ces entreprises complètent les recherches publiques et peuvent constituer les prémices d’une future industrie de la fusion.

La fusion nucléaire, souvent perçue comme le Graal de la production énergétique, représente un potentiel immense pour répondre aux défis climatiques et énergétiques contemporains. La promesse d’une énergie propre, abondante et sûre place cette technologie au cœur des débats scientifiques et politiques.

Le projet ITER, symbole de cette quête, se profile comme un jalon déterminant. Avec une capacité de 400-500 MW, comparable aux réacteurs de fission, ITER incarne l’espoir d’une maîtrise technologique et scientifique de la fusion. De plus, le projet DEMO envisage l’autosuffisance en tritium et une fonctionnalité complète de génération d’électricité, marquant une étape vers la commercialisation de la fusion.

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Malgré ces avancées, des défis demeurent. La gestion du tritium et la maîtrise des déchets nucléaires représentent des enjeux majeurs pour ITER et au-delà. De plus, la fusion, bien qu’attrayante, n’est pas une solution immédiate aux crises climatiques et énergétiques actuelles, mais plutôt un investissement pour l’avenir.

L’émergence de startups dynamiques dans le domaine de la fusion est un signe encourageant. Elles apportent agilité et innovation, explorant de nouvelles voies technologiques et complétant les recherches publiques. Cette synergie entre public et privé pourrait accélérer le développement de la fusion, offrant de nouvelles perspectives pour surmonter les défis techniques et financiers.

En définitive, la fusion nucléaire, bien que complexe et à long terme, est un pari audacieux et nécessaire. Elle exige une collaboration internationale et une vision à long terme, transcendant les cycles politiques et économiques immédiats. La fusion représente non seulement une révolution énergétique mais aussi un symbole de coopération et d’innovation pour un avenir durable.

 

Eloane