Suite au viol et meurtre d’Angélique, le président des républicains Laurent Wauquiez a indiqué lors d’une interview accordée à « 20 Minutes » vouloir rendre la castration chimique obligatoire pour les violeurs.  Ségolène Royal souhaite également ouvrir le débat afin de neutraliser ces prédateurs.

La castration chimique est un traitement hormonal qui vise à réduire les désirs, la libido voire les pulsions sexuelles.

La loi française n’impose actuellement pas la castration chimique pour les violeurs. Plus précisément, le code pénal stipule que « les personnes condamnées pour l’une des infractions mentionnées à l’article 706-47 peuvent être soumises à une injonction de soins » . L’article 132-45-1 précise qu' »en cas d’injonction de soins, le président avertit le condamné qu’aucun traitement ne pourra être entrepris sans son consentement, mais que, s’il refuse les soins qui lui seront proposés, l’emprisonnement prononcé pourra être mis à exécution ».

Ainsi, la loi prévoit déjà une mesure équilibrée permettant de protéger la société : traiter les prédateurs (soigner) ou les emprisonner (sanctionner).

Cependant, lors d’une castration chimique, les effets disparaissent lorsque l’intéressé cesse de prendre ses médicaments. Se pose ainsi la question des moyens à mettre en œuvre plus que de rendre obligatoire ou non la castration chimique.

Dans le cas d’un traitement rendu obligatoire, quels seront les moyens mis en œuvre afin de contrôler la prise des médicaments et ainsi éviter qu’un prédateur sexuel condamné, traité de manière obligatoire puisse passer outre cette obligation et commettre une nouvelle fois l’irréparable ? Laurent Wauquiez n’aborde malheureusement pas ce point.

    Vianney