Selon l’étude Oxfam intitulée « CAC 40 : plus de profits, plus d’inégalités ? »  « Depuis 2009, sur 100 euros de bénéfices, les entreprises du CAC 40 ont en moyenne reversé 67,4 euros de dividendes aux actionnaires et seulement 5,3 euros sous formes de primes aux salarié-e-s. »

Néanmoins, sans remettre en cause que l’importance des actionnaires s’est accrue ces dernières années au sein des parties prenantes d’une entreprise que sont les salariés, les actionnaires, les managers et les clients, plusieurs éléments viennent relativiser ces chiffres.

Comme le souligne Dominique Seux dans sa chronique de France Inter, le fait de baser un calcul de répartition du versement après bénéfices est contestable.  En effet, les dividendes représentent la seule rémunération des actionnaires alors que l’intéressement et la participation sont la deuxième rémunération des salariés après leur salaire.

De plus, lorsque l’on rapporte l’ensemble des dividendes à la valorisation du CAC40,  il en ressort que la rémunération du capital est de 3.6%, plus élevé certes que le Livret A mais incertain (le Livret A lui est garanti).

Egalement, la distribution de dividendes a pour conséquence une progression moins rapide du cours d’action et inversement comme l’explique Michel Albouy sur le site theconversation.fr « lors du détachement du coupon, l’action baisse, toutes choses étant égales par ailleurs, du montant du dividende. En d’autres termes, c’est l’actionnaire qui finance ses dividendes. »

Les dividendes ont un impact positif en termes… d’investissement car les actionnaires vont réinvestir dans des secteurs plus prometteurs, fluidifiant ainsi l’accès au capital.

Enfin, selon la dernière édition de l’étude INSEE « Les entreprises en France » (page 84), « Entre 2007 et 2016, avec la crise de 2008, le partage de la valeur ajoutée s’est déformé, en faveur des rémunérations des salariés (+ 2,1 points) ».

    Vianney